Polynésie
08/02/2010
Par Rfo.fr
OLI. L’île de Tubuai est "à reconstruire"
Le cyclone Oli a définitivement quitté la Polynésie. Bilan : un mort, huit blessés dont un grave. L’île de Tubuai, dans les Australes, est la plus sévèrement touchée.
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Oli a devasté les Iles Toubuai
L?île de Tubuai, la plus isolée de l?archipel des Australes est la plus touchée. Un tiers des 2.000 habitants sont sinistrés, on estime entre 150 et 200 le nombre de maisons détruites.
On estime entre 150 et 200 le nombre de maisons détruites sur l’île de Tubuai © AFP
Bien qu’attendu, son passage ne s’est pas fait sans douleur. Un blessé grave à Bora Bora et un mort à Tubuai sont à déplorer. A l’échelle du pays, 5.000 personnes ont du être mises à l’abri, mais 500 habitations ont été sérieusement endommagées, voire détruites.
Le cyclone a détruit ou sérieusement endommagé 303 habitations aux Îles Sous le Vent (Bora Bora, Maupiti, Raiatea, Tahaa et Huahine), 78 aux Îles du Vent (Tahiti, Moorea et Maiao), et 154 aux Australes, dont la majeure partie à Tubuai, ainsi que de nombreux bâtiments publics. Le cyclone Oli s’est ensuite affaibli et les dégâts sur les deux dernières îles des Australes touchées, Raivavae et Rapa, sont bien moindres.
« Une impression de fin du monde »
L’île de Tubuai, la plus isolée de l’archipel des Australes est la plus touchée. Un tiers des 2.000 habitants sont sinistrés, on estime entre 150 et 200 le nombre de maisons détruites. Les arbres couchés et déracinés, ainsi que le sable déposé sur la chaussée rendent les routes impraticables. "C’est un paysage de désolation, l’île est à reconstruire", a déclaré Magali Charbonneau, directrice de cabinet du Haut-commissaire.
"Comme c’était la nuit, on n’entendait pas le vent venir, juste des craquements de branches. A 4h00 du matin, tout est devenu calme. Et puis de 4h00 à 5h00 du matin pile, le vent est revenu ; ça soufflait à plus de 200 km/h. C’est comme si on tronçonnait les arbres, ça volait de toutes parts", a témoigné, encore sous le choc, Daniel Aumeran, chef de chantier à Tubuai.
"C’est une impression de fin du monde, du bruit, des craquements, des sifflements, la pluie qui tape sur les volets, qui rentre sous les portes, sous les fenêtres, et ça dure des heures", a ajouté Michel Fischer, le commandant de la brigade de gendarmerie.
Des travaux coûteux
Le montant des travaux de reconstruction sera évalué dans les jours à venir, grâce au pont aérien, mis en place ce week-end, qui achemine gendarmes et techniciens vers l’île, à bord d’avions militaires.
Mais le président de la Polynésie française, Gaston Tong Sang, a estimé qu’il faudrait "au moins un demi milliard" de francs Pacifique (4,19 millions d’euros) rien que pour les routes, dont au moins 20 km sont à reconstruire, et "un milliard pour les habitations " (8,38 millions d’euros).


